Juve, rythme Scudetto ! Spalletti comme Virgile pour échapper au purgatoire et la prédiction de l'algorithme

Juve, rythme Scudetto ! Spalletti comme Virgile pour échapper au purgatoire et la prédiction de l'algorithme

December 22, 2025

Sans rêves, on ne peut pas vivre, mais on peut survivre. Qui sait si Spalletti aura noté cette maxime de son amie et ancienne collègue de l'équipe nationale, Gigi Buffon, dans sa bible du football. Ce petit carnet noir - jalousement gardé depuis ses premières expériences sur le banc - utile pour réorganiser les pensées et en esquisser de nouvelles, entre un plan de jeu et un autre. Mais il est tout de même probable que l'entraîneur de la Juventus - froid, détaché et agréablement hostile lorsqu'on lui demande si la Juventus peut aspirer au Scudetto - conserve en lui les ambitions les plus brillantes. Il ne l’admettra jamais publiquement. En partie par chance, en partie parce qu'il sait qu'imposer une telle pression à son équipe pourrait finir par se retourner contre lui ; en partie parce que cette équipe est encore loin, voire très loin de sa meilleure version. Il ne reste donc plus qu’à se tourner vers les chiffres pour tenter d’interpréter la nouvelle dimension du noir et blanc. Un juge scientifique, impitoyable et impartial qui, en marge du succès contre la Roma, a prononcé une peine ferme : depuis l'arrivée de l'ancien entraîneur, la Juventus voyage au rythme du Scudetto. Laissons passer les discussions sur le tournant technico-tactique, encore « ornées » des rubans jaunes du chantier Spalletti ; que passent aussi celles sur l'adaptation de certains interprètes dans son titulaire 11 ; mais il est indéniable que les soins de Spalletti commencent à porter leurs premiers fruits. Avec lui sur le banc, les Bianconeri ont récolté 14 points sur les 21 disponibles, résultat de 4 victoires, 2 nuls et 1 défaite face aux champions d'Italie Naples, pour une moyenne de 2 points par match. Soyons clairs : jusqu'à présent, seules les deux équipes milanaises (à qui il reste cependant encore un match à jouer en raison de la Super Coupe) ont fait mieux. On parle pourtant d'un écart étroit : l'Inter, premier au classement, se déplace à 2,2 par match ; Milan à 2.1. Si l'on inclut également les points récoltés au cours de la même période entre la Ligue des Champions et la Coupe d'Italie, la moyenne de points de la Juve s'élève à 2,18. Le plus haut depuis la première direction d'Allegri (2,27), devant même celui de Sarri (2,12), l'entraîneur du dernier championnat de la Juventus. Le calendrier difficile auquel Spalletti s'est trouvé confronté depuis son arrivée le renforce encore : de nombreux matchs serrés entre le championnat et la coupe, qui ont fini par réduire au minimum le travail tactique et athlétique de Continassa. Et contre des adversaires directs pour la qualification pour la prochaine édition de la Ligue des Champions : de Naples à la Roma, en passant par Bologne. Des tests d'écrasement qui ont ramené à l'imaginaire de la Juventus une Juventus qui sait réagir lorsqu'elle est mise en corner et qui - enfin - parvient à imposer son idée de jeu contre n'importe qui. Yildiz s'illumine, Cambiaso talonne et Conceicao ne pardonne pas : quel but !