La Juventus bat Naples 3-0 à l'Allianz grâce à une performance exceptionnelle : les buts de David (22'), Yildiz (77') et Kostic (86') décident du match de la 22ème journée. C'est une victoire au poids spécifique énorme pour l'équipe de Luciano Spalletti qui grâce à ce succès revient à -1 face aux Azzurri d'Antonio Conte, en pleine course pour la qualification pour la prochaine Ligue des Champions. Découvrons les votes et opinions des Bianconeri après le net succès obtenu au Stade. Hormis un arrêt banal sur Vergara, il a l'occasion de profiter sereinement des buts de son équipe. Ses devoirs de bras ne l'empêchent pas de parcourir continuellement le couloir de droite comme le plus expérimenté des coureurs de demi-fond. En marquage acharné, comme à son habitude. Il réalise Hojlund en s'inspirant de Tom Hanks dans Arrête-moi si tu peux, sans jamais lui laisser une demi-seconde pour réfléchir. Parfois avec une véhémence excessive, comme lorsqu'il l'a ceinturé dans la surface avec le ballon au loin, recevant la grâce de Mariani. Aux ingrédients stoppeurs des derniers mois, il ajoute une pincée de danger offensif, tombant fréquemment sur le côté gauche. Il ne manque pas une demi-intervention, méritant à plusieurs reprises les applaudissements du Stade. Cette fois, il s'illustre surtout sur le plan défensif, en éliminant Spinazzola du cinquième à droite. Au final, il change quelques positions sans que les performances ne diminuent le moins du monde. Statue. Francobolla McTominay, le contenant - quand c'est nécessaire - avec les méchants. Très inspiré pendant la phase de construction et dans les 30 derniers mètres. L'assistance de volée au talon arrière de David doit être montrée et revue dans les écoles de football. Et dire que certains craignaient qu'il ne puisse pas jouer avec Spalletti... Koopmeiners (42' st) ng. Spalletti a soigné son inconstance, en faisant un jeu total, sensationnel à tous points de vue. Lorsqu’il sprinte avec le ballon aux pieds, il va simplement à une vitesse différente des autres. Imbattable donc dans les situations de tête-à-tête. Entre autres choses, il frappe également le poteau intérieur avec une frappe enroulée presque parfaite. C'est la seule note discordante d'une soirée dont les gens de la Juventus se souviendront longtemps. Spalletti les a tous régénérés : il ne manque plus que lui. Mais les sifflets d'Allianz au moment du remplacement sont peut-être un peu excessifs. Il entre et élève le niveau du jeu sur le couloir gauche, se donnant également la joie de marquer avec son propre jab. C'est un peu l'argument habituel : les qualités du funambule doivent être corroborées - et rapidement - par un supplément de malice devant le but. Le but inscrit face à Meret est un crayon rouge. Il entre de manière ordonnée en se limitant à passer le ballon au coéquipier le plus proche. En première mi-temps, il a envoyé l'arrière-garde italienne à la maison de fous, ouvrant grand la porte à Chico pour marquer un éventuel 2-0. Après une demi-heure de confusion, Spalletti le déplace sous l'attaquant et lui, grâce à une folie défensive des Azzurri, profite de l'occasion pour marquer le deuxième but. Gatti (42' st) ng. À la première occasion réelle, il n'a pas besoin d'attendre, gardant fidèle à ce surnom encombrant avec lequel il s'est présenté à Turin : insertion, épaule de Spinazzola et but d'un véritable attaquant. Entre les deux, un match intelligent, composé de banques dos au but. Il ne lui a fallu que quelques minutes pour se rendre compte de la naïveté de Juan Jesus et fournir à Kenan la passe décisive pour porter le score à 2-0. Il dessine une Juve aux allures de caméléon, qui change de structure plusieurs fois au cours du match. Le résultat ? Une somptueuse leçon de football pour celui qui, il y a à peine un mois et demi, avait entaché sa direction.