Entre analyses tactiques, fouilles en studio et lectures opposées d'un même match, le débat sur la Juventus s'est enflammé au Pressing. La victoire contre l'Atalanta, arrivée avec pragmatisme plutôt que spectacle, a divisé commentateurs et anciens joueurs. Au centre de la discussion figurait également l'habituel dualisme éternel entre résultat et bon jeu, avec quelques fouilles également chez Allegri à Milan. Beaucoup d'éloges pour Spalletti et une phrase partagée par tous : Maintenant, la seule chose qui compte, c'est d'aller en Ligue des Champions. Mauro a été déséquilibré au pressing et s'est concentré sur les Bianconeri pour se battre pour la place en Ligue des Champions : À mon avis, la Juve finira quatrième. Le remplacement de Yildiz est ce qu'il y a de mieux chez Spalletti, il démontre la personnalité de l'entraîneur qui, dans un match plus difficile, n'a pas peur d'éliminer le joueur le plus important, qui peut agir pour gagner le match. Le match peut être lu de deux manières : soit vous dites que c'est la victoire d'une grande équipe qui marque un but puis défend, même si elle aurait pu doubler avec Thuram, soit vous dites que c'est un désastre parce que Spalletti veut gagner par le jeu et nous n'avons pas vu la Juve habituelle. Ranocchia à ce propos : Pour le moment, ce sont les points et l'accès à la Ligue des Champions qui comptent, puis à partir de l'année prochaine, nous penserons à construire quelque chose de plus important, à la façon de jouer et au projet. Maintenant, le match ne compte plus. Puis Pazzini : Hier, la Juve a remporté une lourde et sale victoire. En Coupe d'Italie, elle a dominé contre l'Atalanta et a perdu 3-0, maintenant c'est le contraire qui s'est produit. C'est aussi le football. Ici Mauro intervient : À mon avis, une équipe qui a perdu 3-0 n'a pas dominé. Il faut avoir un compromis entre les qualités nécessaires pour gagner la partie, un équilibre. On ne peut pas dire 'j'ai dominé le match, mais j'ai perdu 3-0'