Il y a tout juste un an, Vinicius Jr. était le symbole de la joie au Santiago Bernabeu. Ses dribbles fulgurants, sa vitesse vertigineuse et ses buts décisifs le placent parmi les candidats au Ballon d'Or. Aujourd’hui, ce sourire semble plus lointain que jamais. 2025 est devenue une année difficile, avec des silences inconfortables, des sifflets de supporters et un avenir au Real Madrid plein de points d'interrogation. Si quelque chose définit cette année, c’est le manque d’objectifs. Vinicius a disputé 61 matchs, mais n'a marqué que 13 buts. Son dernier doublé contre Villarreal le 4 octobre a marqué le début d'une série d'au moins 14 matchs consécutifs sans marquer. Janvier a été son meilleur mois avec trois buts (deux contre Salzbourg et un contre le Celta) ; depuis, ce n'est qu'en avril (Valence et Arsenal), août (Oviedo et Majorque) et octobre (doublé de Villarreal) qu'il a réussi à marquer plus d'une fois. La comparaison avec les saisons précédentes est douloureuse : 32 buts en 2021-22 et 19 en 2022-23 montrent la distance entre la meilleure version du Brésilien et ses performances actuelles. En d’autres termes, en un an, sa capacité de but a été réduite de près de moitié. Mais la baisse n'est pas seulement statistique : elle a également affecté sa confiance et son influence sur le terrain, avec des moments où il a semblé perdre l'étincelle qui faisait trembler les défenses adverses. Il ne s'agit pas seulement d'une baisse des statistiques, mais d'une ombre qui affecte son. Cependant, le mécontentement ne réside pas seulement dans les statistiques. Le Bernabeu, qui a si souvent célébré ses dribbles, l'a sifflé lors du dernier match contre Séville lors de son remplacement, un épisode qui marque un tournant dans la relation entre le joueur et le public. Les supporters sont souverains et libres d'exprimer leur opinion, a déclaré Xabi. Vinicius a répondu sur les réseaux sociaux avec un simple ... et a changé sa photo de profil, laissant le maillot de Madrid pour celui de l'équipe nationale brésilienne. C’était un geste subtil, mais qui reflète une frustration et une certaine distance émotionnelle. A cela s'ajoute la pression interne : des moments de colère après avoir été remplacé et des attitudes qui suscitent des débats sur sa maturité sportive. Le sentiment général est que Vinicius a perdu cette étincelle qui éblouissait le Bernabeu. La nuit du Clasico a également été un autre tournant. Et tandis que la crise sportive s’aggrave, le contrat reste un point de friction. Vinicius a un contrat jusqu'en juin 2027, mais les négociations pour le renouveler n'ont toujours pas abouti. Avec des différences économiques sur la table et des performances discutables, le club veut s'assurer qu'il ne parte pas gratuitement, alors que le joueur affronte une année qui pourrait marquer son avenir dans la capitale espagnole.