MILAN - Cristian Chivu doit redevenir psychologue. Le patient n'est pas aussi grave que cet été, où les blessures devaient être soignées pour une saison fermée sans remporter de trophée avec le fardeau donné par la défaite 5-0 en finale de la Ligue des Champions contre le PSG, mais dimanche soir dans les vestiaires de l'Inter on craignait que l'équipe puisse ressentir les répercussions psychologiques de la défaite dans le derby. Heureusement (même si avec la Ligue des Champions, c'est une fortune très relative, surtout pour les comptes du club...) l'Inter, après l'élimination contre Bodo, aura une semaine libre pour préparer le match contre l'Atalanta qui, au contraire, verra le match de San Siro pris en sandwich entre le match aller (ce soir) et le match retour contre le Bayern. L'aide apportée par le calendrier est importante, car l'Inter va pouvoir reprendre son souffle et réorganiser ses idées : hier, selon la tradition, Chivu voulait regarder ses garçons en face après le match, alors qu'aujourd'hui il a laissé tout le monde se reposer. Sans vouloir trouver d'excuses - l'entraîneur n'est pas du genre à le faire - les blessures ont un impact significatif sur la baisse des performances de l'équipe et hier, une mauvaise nouvelle est également arrivée pour Hakan Calhanoglu. Après le derby Chivu avait laconiquement souligné que le Turc n'était pas entré parce que il n'allait pas bien, après la visite à Humanitas du docteur Volpi, on avait compris pourquoi: les tests instrumentaux ont en effet mis en évidence une légère tension à l'adducteur de la cuisse droite, une blessure musculaire de plus pour un joueur qui a dû s'arrêter trop souvent au cours des deux dernières années. Le Turc manquera le match contre l'Atalanta dans lequel reviendront cependant Bastoni et Thuram : quant au défenseur central, il a subi une grave contusion lors de la collision avec Rabiot et d'ici quelques jours le problème devrait se résoudre. Attaque en difficulté et chiffres à améliorer pour l'Inter Idem pour Thuram qui s'est déjà retrouvé hier à Appiano après s'être remis d'une amygdalite avec fièvre qui l'a contraint à rentrer aux stands le soir du derby lorsque Chivu, compte tenu également de l'absence de Lautaro (le plus sérieux, à en juger par le peu de production de l'Inter en attaque lors des derniers matchs) a dû envoyer sur le terrain une paire inédite, formée par Bonny et Esposito. Il est vrai que les deux ont réalisé une performance saisonnière nettement meilleure que les différents Arnautovic, Taremi et Correa, mais c'est une chose de mettre l'un des deux ensemble avec Lautaro ou Thuram, c'en est une autre de devoir les envoyer sur le terrain en duo dans un match aussi délicat qu'aurait pu l'être un derby très important dans l'économie de la saison. Celle contre Milan, entre autres, était la onzième défaite de la saison de l'Inter (cinq réparties à parts égales entre la Ligue des Champions et le championnat plus celle aux tirs au but contre Bologne en Supercoupe) par rapport aux huit de la saison dernière : un fait qui devra faire l'objet d'une réflexion lorsque l'équipe aura besoin d'être renforcée.