ENVOYÉ À MONTE CARLO - Cela ressemble à un immense déjà-vu, et peut-être qu'au fond c'est le cas. La Juve est à nouveau sur Kolo Muani et les appels téléphoniques d'hier ont confirmé à la direction de la Juventus que l'avance est là, qu'elle existe, et qu'il faut donc la suivre. Ottolini suivit fidèlement les instructions de Spalletti, pour qui un « coup d'État à la Kolo » aurait été utile. Grâce aux difficultés de l'avant-centre français à s'imposer à Tottenham, il trouve alors plus d'équipes, explore plus de pistes, analyse plus de situations. Le premier contact dimanche entre la Juventus et l'entourage du joueur a permis de rouvrir la même porte qui semblait blindée en été : à la base il y avait le désir de déplacer le joueur de Londres. À partir de là, nous avons raisonné sur le réel désir de Muani de revenir là où il avait finalement très bien fait, dont les souvenirs avaient cependant été souillés par le (fort) va-et-vient (constant) entre Comolli et le PSG, avec qui un accord semblait sur le point d'arriver et nous avons plutôt opté pour l'alternative Openda, aussi pour garder un peu le point, afin de ne pas risquer tous les jetons disponibles sur Randal, malgré avoir marqué 10 buts au cours des six mois passés à Turin. Admettre l’erreur, peu importe, c’est aujourd’hui possible. En effet : il le faudra. D'autant plus si la Juve, semble-t-il, commencera dès demain à travailler aux côtés de Paris, avec qui il n'y a actuellement aucune comparaison directe entre les parties. Ils sont certainement arrivés hier et directement de Tottenham, qui a plutôt exprimé son souhait d'interrompre immédiatement le prêt de l'attaquant, afin de éventuellement le libérer pour une nouvelle expérience. Là aussi, c'était un nœud : il a été dénoué à la demande de l'attaquant, désireux de laisser définitivement derrière lui la période grise en Angleterre, où il n'avait ni le temps, ni l'espace, ni les moyens de s'imposer. Il n’y a probablement même pas de terrain fertile pour cultiver les chances d’y parvenir. Cependant, il n'y aura pas de nouvelles avant les prochaines vingt-quatre heures, lorsque la Ligue des Champions envahira toute la scène (pour chaque équipe impliquée) et dans laquelle chaque scénario devra être au moins hypothétique, voire simulé.