Lorsqu'il a scellé la victoire, Filip Kostic a failli courir contre Tardelli. Souriant. Être excité. Puis j'embrasse tout le monde. Au cours de cette célébration, il y a eu toute une histoire de hauts, de bas, de moments et de voyages. Car dans une année au cours de laquelle il a d'abord semblé s'être rétabli puis relégué aux marges, le Serbe se taille au contraire un rôle que la Juve n'aurait même pas dans l'équipe. C'est-à-dire l'adjoint Kalulu. Spalletti l'y a placé hier, le préférant (sans surprise) au Portugais Joao Mario. Surtout, cela lui a donné l'occasion de changer à nouveau le visage de sa Juventus : du 3-4-2-1, il est revenu au 4-2-3-1, et du latéral droit Kostic s'est retrouvé au centre et a décoché un tir du pied gauche presque parfait. Il n'y a rien d'autre à dire : c'est le symbole de cette équipe devenue fluide et efficace, extrêmement solide après avoir eu la peur d'être à nouveau liquide après le faux pas de Cagliari. Parmi les mérites du technicien, il y a justement celui-ci : avoir donné une telle conscience pour traiter les faux pas tels qu'ils sont. C’est-à-dire des accrocs, des bosses, des trébuchements. Mais rien de plus. Certes, rien qui puisse encombrer l’esprit. Un message que Kostic s'est totalement approprié, et c'était aussi l'un des plus beaux récits de la saison : l'été, il avait reçu des appels et des clins d'œil, mais il s'est imposé dans son choix et dans la vision qu'il avait de sa contribution. Non plus au tout premier rang, mais toujours loin du fond. Et en effet, jusqu'à présent, il y a eu trois buts, auxquels il faut également ajouter une passe décisive. Pas mal. Pas même le scénario futur : car si cela continue, et si Spalletti reste également à la Juventus, une proposition pourrait bientôt arriver sur sa table pour renouveler le contrat expirant en juin prochain. Pour le moment, toutes les discussions sont figées, un peu à l’image de cette équipe. Qui attend de comprendre ce qui se passera, mais porte en lui le sentiment de pouvoir atteindre le maximum. Cette fois pour de vrai. But de David-Yildiz-Kostic : la Juve de Spalletti brille, Naples KO 3-0 au Stadium !.