MILAN - Il était une fois l'arrière latéral, le stoppeur, le libéro, l'ailier, le dribbleur, le défenseur central méthodiste, le meneur de jeu et le milieu de terrain. Certains de ces rôles « anciens » sont restés. Le directeur et le milieu de terrain, par exemple, survivent, tandis que désormais des termes archaïques comme stoppeur, libéro ou épingle à cheveux ont été archivés, remplacés par les plus modernes central et externe ou quatrième/cinquième selon le système de jeu ; sans parler, lorsqu'on décrit les positions d'une défense à trois, du bras répréhensible. Mais au-delà des mots précis, ce qui a changé dans le football d'aujourd'hui, c'est le sentiment de position fixe. Tout est fluide, il faut savoir occuper les espaces et si un joueur sait faire plusieurs choses, eh bien, pour les entraîneurs c'est comme avoir un trésor entre les mains et Cristian Chivu a vu ce trésor grandir au cours de l'été dernier. Marotta, Ausilio et Baccin ont en effet acheté trois joueurs - les anglais Stones, Spence et Jones - qui viennent d'un style de football objectivement différent du nôtre, plus intense, mais pas seulement. Stones et Jones sont notamment issus des écoles Guardiola et Klopp, deux entraîneurs qui ont apporté de nombreuses innovations au niveau tactique ces dernières années. Stones et Jones, mais aussi Spence, savent faire plus de choses sur le terrain. Et surtout ils savent jouer à plusieurs postes. Ainsi que plusieurs autres joueurs que Chivu avait déjà à sa disposition. L'étoile directrice de l'entraîneur des Nerazzurri était et reste un type de football plus proche de celui de la Premier League et également mis en œuvre par les équipes qui ont su s'implanter en Europe ces dernières années. Même l'Inter, avec Simone Inzaghi sur le banc, avait réussi à entrer deux fois dans les grandes équipes de la Ligue des Champions, mais maintenant Chivu, après la débâcle de l'année dernière en séries éliminatoires contre Bodo/Glimt - lorsqu'il a décidé de gérer de nombreux titulaires pour le championnat -, veut essayer de revenir définitivement dans le top huit de la classe, en mettant en œuvre un football plus dynamique, vertical, rapide et surtout varié. Et pour ce faire le technicien pourra exploiter la flexibilité de nombreux éléments de son staff. Diouf et Stones : les joueurs les plus flexibles pour Chivu Nous avons écrit sur les Anglais, mais ils constituent la nouvelle la plus intéressante de la saison Nerazzurri avec Andy Diouf, le milieu de terrain d'insertion que Chivu a commencé à former comme ailier depuis l'année dernière. Le Français est l'un des symboles de la polyvalence des Nerazzurri, pouvant jouer comme arrière droit, milieu de terrain et même comme milieu offensif droit si on le souhaite dans un 3-4-2-1. De retour chez les Anglais, Stones sera utilisé au centre de la défense, mais pourra être utile si nécessaire comme bras droit et en cas d'urgence même comme milieu de terrain devant la défense, grâce au travail effectué sur lui au fil des années par Guardiola. Parmi les défenseurs, Bisseck et Akanji ont également montré qu'ils pouvaient couvrir les trois positions d'arrière-garde ; tandis que Spence - ainsi que Luis Henrique s'il reste - agiront à la fois comme cinquième à droite et à gauche comme alternative à Dimarco, où Carlos Augusto pourra également se désengager, et pourra également être enrôlé comme adjoint Bastoni en défense. Et puis il y a le dernier arrivé, Jones, sur le papier milieu droit ou gauche et qui sait, dans certaines situations aussi réalisateur, milieu offensif ou encore ailier droit, grâce à ses performances en tant qu'arrière avec Slot dans le 4-3-3 de Liverpool. Parmi les milieux de terrain, Sucic est le plus flexible, mais Zielinski peut également être placé aux trois postes de milieu de terrain. Beaucoup de joueurs - bons, excellents -, capables de jouer plusieurs rôles ou, pour le dire comme les bons, d'occuper plus d'espaces sur le terrain. Une arme supplémentaire pour le Chivu et l'Inter.