MILAN - Ruben Amorim fera lundi sa première arrivée à Milan en tant qu'entraîneur de l'AC Milan. Après le sommet de Lisbonne avec Cardinale sur la construction de l'équipe, ce sera la première étape pour s'installer dans la ville qui l'accueillera dans les prochains mois (ou années, en fonction de ce que seront ensuite les résultats du camp), mais aussi pour enfin entrer en contact avec la Casa Milan et, surtout, le centre sportif de Milanello. Il passera la plupart de son temps à Carnago, entre les terrains d'entraînement, son bureau à l'intérieur du vestiaire donnant sur l'historique Centrale et la salle numéro cinq du club house, celle qui a toujours été destinée aux entraîneurs de l'équipe première. Son premier impact au sein des structures de l'AC Milan ne doit pas être sous-estimé, car il aura également l'occasion de faire connaissance avec les membres du staff du club qui travailleront en étroite collaboration avec lui et ses collaborateurs de confiance. Les choses pourraient changer en termes d'habitudes et de règles, mais en approfondissant la manière dont il a travaillé au Sporting Lisbonne et à Manchester United, on peut esquisser certains des points clés de ce que les joueurs devront respecter en termes de règles, écrites et non écrites. Dans le manuel d'Amorim, la ponctualité et le respect des horaires communiqués pour les réunions au camp, les entraînements et les repas sont un aspect fondamental. Être ponctuel est une forme de respect envers l'ensemble du groupe et l'environnement qui travaille avec et pour les joueurs. Un autre aspect qui ne peut jamais manquer est la haute intensité des séances d'entraînement : il ne sera pas surprenant qu'il y ait des séances peut-être plus courtes en termes de temps, mais à un rythme frénétique. Pour gagner des matchs et être compétitif, il faut toujours pousser et celui qui ne le fait pas risque de risquer sa place. Les jours d'épuisement mental ne sont pas tolérés. Les footballeurs ne sont pas des enfants et sont traités comme des adultes. À tel point que dans une interview accordée au Times le 3 août 2025, il déclarait : « Les règles ne visent pas à traiter les joueurs comme des enfants. Ils ont leur famille, ils ont des enfants, alors je les traite comme des hommes. » Bref, la responsabilité personnelle passe avant les amendes ou les sanctions. Et sur le terrain ? Eh bien, si vous ne vous entraînez pas selon ses standards, Amorim n'hésite pas à montrer les images d'entraînement de l'individu devant le reste de l'équipe. Il ne s’agit pas d’une forme d’humiliation, mais d’une manière de montrer à chacun ses erreurs et de l’encourager à ne plus les commettre. Il y a aussi une volonté de créer une relation de confiance et de leadership avec les sénateurs dans le vestiaire. Ce sont eux, selon la vision d'Amorim, qui doivent faire respecter le code d'éthique interne pour sauvegarder le caractère sacré et la culture du vestiaire. Le coach (dans le rôle de manager) doit intervenir uniquement lorsque cela est nécessaire. Enfin, les deux derniers points : la méritocratie absolue, dont la position de départ n'est pas un dogme, mais qui doit être un objectif commun à tous. Et puis l’exigence d’un comportement très professionnel même en dehors du terrain. Et si quelqu'un a un problème ? La porte de son bureau sera toujours ouverte à la discussion, de manière franche et directe. Amorim, avec ce système, veut responsabiliser le groupe d'équipe mais en même temps, il ne doit pas être laissé seul par le club et les propriétaires dans les moments difficiles. Une situation qui s'est créée avec le dernier Pioli et avec le tandem Fonseca-Conceiçao. Il sera important de comprendre quel type de relation et quelle manière d'appréhender la présence de la propriété qu'Amorim aura si et quand il y aura des éléments de difficulté du point de vue de la gestion. On comprendra si les jours nécessaires pour voir Milanello, pour visiter la Casa Milan pour connaître le reste de la structure du club et aussi la nécessité de visiter certaines maisons, seront suffisants pour qu'Amorim puisse retourner au Portugal pour les derniers jours de vacances avant de réapparaître à Milanello le dimanche 12.