Les positions, clarifiées : d'un point de vue technique exquis, un latéral qui pousse ne serait pas pour déplaire à Spalletti, qui a essayé d'exploiter Cambiaso pour les caractéristiques qu'il trouve en le faisant bouger sur le terrain et ne jamais le vider. Mais quelqu'un de à la Dumfries, c'est-à-dire quelqu'un fixé sur le fond, quelqu'un avec la cylindrée d'une Ferrari, quelqu'un qui a des assistances, des situations, des espaces ouverts dans son moteur, ferait que ça se passe bien. Me voici. Nous parlions des noms sur lesquels tout le monde s'accorde : Grimaldo, désormais au Bayer Leverkusen, en fait partie. Il a 30 ans et a montré qu’il pouvait faire la différence dans de multiples contextes. Ensuite, il y aurait Mingueza, avec qui Ottolini a longtemps flirté lors du dernier mercato hivernal, au point d'arracher un on en reparle en vue de l'été. Eh, l'été approche, même si pour le contourner, il faut encore parler, puis attendre. Oui, attends. Le voici qui revient, ce verbe. Et le voilà, jalonnant les jours et les nuits dans une Continassa vidée de joueurs mais pas d'idées. Non, ils résistent, et ils se parlent, ils s'entrelacent, ils changent de visage et d'expression, mais jamais d'attentes. Strictement au singulier, car il n’y en a qu’un pour englober les rôles, les ambitions, les besoins. C'est ceci : peu importe qui ou quoi arrive à Turin, le fait est qu'il devra élever le niveau moyen de l'équipe. Sinon c'est un chien qui court après sa queue, un hamster dans une roue, un boomerang qui pleut sur vous. La sensation est de mouvement, la réalité est bien différente.