Alisson-De Gea, le duel s'échauffe : la Juve s'assoit à la table des négociations

Alisson-De Gea, le duel s'échauffe : la Juve s'assoit à la table des négociations

April 23, 2026

TURIN - Investir massivement dans le statut d'un profil de classe mondiale, ou vice versa, « se contenter » d'un plan B plus durable, afin de canaliser les ressources vers d'autres latitudes ? C'est au fond la question sur laquelle se pose la direction de la Juventus depuis des semaines, à la lumière d'un marché qui - si la Ligue des Champions le permet - devra garantir à Spalletti les interprètes nécessaires au saut de qualité tant attendu. Spalletti n'a jamais forcé la main du club en matière de gardiens de but : également parce que les priorités lors du dernier mercato hivernal étaient très différentes. Concrètement : l'ailier droit (après le départ de Joao Mario), l'adjoint Yildiz et l'attaquant. Mais l'horizon, à l'époque, était tout sauf clair aux yeux du club et de Spalletti lui-même, appelé à se confirmer pour la saison suivante avec des résultats. Le renouvellement de contrat, signé il y a deux semaines, n'est autre que le premier pas vers une nouvelle ère pour le club, plus déterminé que jamais à tout faire pour satisfaire les demandes de son entraîneur. Juve sur Alisson : le rêve de Spalletti pour le but Les Reds ont exercé, il y a tout juste un mois, la clause unilatérale de renouvellement jusqu'en 2027. Une décision qui ne doit pas être interprétée comme une investiture ponctuelle du gardien brésilien, mais plutôt comme une simple forme de protection économique, pour éviter le risque de le perdre cet été lors d'un transfert gratuit. Aussi parce qu'il est désormais décidé qu'Alisson, à partir de la saison prochaine, sera invité à se retirer au profit de Mamardashvili, acheté pour 30 millions à l'été 2025 dans le but d'en faire le nouveau gardien. Bref, le club anglais semble disposé à s'asseoir et à négocier, considérant que les admirateurs ne manquent certainement pas entre l'Europe et l'Arabie Saoudite. Mais pour être réellement pris en considération les Bianconeri devront se présenter avec une offre comprise entre 15 et 20 millions. Un chiffre élevé - net des qualités incontestables de l'ancien Roma - pour un profil qui fêtera ses 34 ans en octobre prochain. Bref, il y aura des négociations à mener, et bien avant que l’on puisse dire que l’accord est dans la dernière ligne droite. En attendant, la Juve garde également ouverte la voie qui mènerait à David De Gea. Cet été, la Fiorentina compte le mettre sur le marché pour alléger la masse salariale (l'ancien joueur de United en reçoit 3. 5 millions par an plus les bonus) et abaisser l'âge moyen de l'équipe. C'est pourquoi il ne semble pas avoir d'exigences particulièrement élevées à l'égard de la carte de l'Espagnol. Pour l'arracher à Viola, dix millions pourraient suffire. Le ballon passe désormais à Comolli. Spalletti attend son numéro un pour commencer à construire la Juve du futur par le bas. Qu’il s’agisse d’un rêve carioca ou d’une certitude ibérique, la décision cette fois ne peut plus être différée.