La traditionnelle invasion dans la seconde moitié de la famille est née d'un geste spontané, de transport passionné du peuple : à Villar Perosa, avec une poignée de milliers de personnes venues vers le 15 août pour célébrer ensemble le début de la saison, elle était devenue un rituel qui se nourrissait également de cet épilogue bouleversant et paisible. Ce qui s'est passé lundi à l'Allianz Stadium va bien au-delà de la tradition et risque sérieusement de mettre un terme à une cérémonie footballistique unique en Italie, au lien identitaire fort. Car ce qui est arrivé à Federico Gatti aurait pu être encore pire. Et même les supporters, dans ces situations, courent le risque d’être blessés. Sans parler des dégâts causés aux installations : on a vu la précipitation pour enlever les drapeaux, on a vu quelqu'un creuser à mains nues pour enlever les mottes du terrain, qu'il faudra remettre en place pour les débuts à domicile contre Parme le samedi 29 août. Bref, ce qui s'est passé lundi amènera la Juventus à faire quelques réflexions pour les prochaines éditions : parce que le club de la Juventus ne veut pas manquer le traditionnel événement et ne veut pas pénaliser les nombreux supporters qui respectent les règles et aussi le bon sens. Mais le club a révélé que, après ce qui s'est passé lundi après-midi, des évaluations sont en cours sur d'éventuels changements à partir de l'année prochaine : l'habituel match amical familial entre l'équipe première de la Juventus et la Juventus Next Gen se jouera régulièrement comme c'est le cas depuis près de 70 ans, ce n'est pas en question.